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Environnement

Un jardin pédagogique exemplaire au Fort Vauban

3000 m2 de nature dédiés à la botanique et aux espèces rares sont aménagés au pied du monument historique alésien.

Le projet de jardin pédagogique en cours de création dans le parc du Bosquet, à Alès, est « unique en France », assure-t-on à la direction du Développement durable d’Alès Agglomération. Adossé aux remparts sud du Fort Vauban, cet écrin consacré à la botanique se veut exemplaire en tous points : « Exemplarité écologique, pédagogique, botanique et surtout accessibilité, décrit Ghislain Bavre, directeur du pôle Environnement urbain et du Développement Durable d’Alès Agglomération. Le Centre national de pomologie d’Alès est maintenant installé dans la Maison du Développement durable. Il paraissait tout à fait cohérent de développer un projet de jardin hors du commun à côté ».

Un verger de plein vent

Le jardin pédagogique du Fort Vauban se composera d’espèces anciennes et oubliées. Sur 3000 m2, dont 90 % seront accessibles aux personnes à mobilité réduite, une centaine de fruitiers constituera la majeure partie du jardin.

Un verger de plein vent, où les arbres poussent  en hauteur comme en Cévennes, abritera des variétés de pommiers anciennes. L’un des points forts de cet espace vert est sa gestion de l’eau : 100 % de la ressource seront issus de la récupération des eaux pluviales.

La volonté de développer un jardin pédagogique pour les jeunes et les adultes implique un riche programme d’animations, notamment auprès des enfants. Les équipes du Centre national de pomologie et de la Maison de la Nature et de l’Environnement sont d’ores et déjà mobilisées. Par ailleurs, des “spipolls” (actions participatives d’observation de la nature) seront organisés avec les adultes, notamment autour du jardin médiéval.

Un jardin d’acclimatation

Afin d’étudier les conséquences du réchauffement climatique, des espèces tout à fait inhabituelles sous nos latitudes seront plantées. La fonction du jardin d’acclimatation est, comme son nom l’indique, d’acclimater des espèces non indigènes sur le territoire. « Des plantes équatoriales, tropicales ou subtropicales à notre climat constitueront cet espace. Des avocatiers, des bananiers, de la passiflore et même un clémentinier seront plantés », confie Sabine Rauzier, responsable des équipes du Centre national de pomologie.

Le jardin pédagogique, dont il faut encore trouver le nom officiel, ouvrira ses portes au début de l’année 2020.

Un jardin médiéval, kézako ?

C’est un jardin qui, par essence, est constitué de plantes et d’espèces que l’on trouvait au Moyen Âge. Le jardin médiéval est également appelé “ethnobotanique”, c’est-à-dire que les plantes cultivées dans cet espace ont une utilité pour l’homme. Les différentes espèces peuvent être employées pour des besoins culinaires, médicaux, tinctoriaux, … Au sein du jardin médiéval, le “jardin de Marie” accueillera, par exemple, des espèces de fleurs blanches, typiques de celles qui fleurissent les autels des églises.

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En chiffres

  • 3000 m2 en cœur de ville
  • 100 arbres fruitiers
  • 1 jardin d’acclimatation
  • 1 verger de plein vent
  • 1 jardin médiéval
  • 90% du site accessibles aux handicapés
  • 100% de récupération d’eau

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