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Économie

Nouveau défi technologique pour Citynox

L’entreprise alésienne s’est illustrée par sa capacité à innover, grâce à un processus de fabrication inédit.

Le spécialiste alésien de l’inox s’est bâti une réputation de “releveur de défis” : le Mucem, à Marseille, l’Anneau de la Mémoire, à Notre-Dame de Lorette, ou l’escalier monumental de la Philharmonie, à Paris, contiennent leur lot de spécificités techniques et architecturales.

Avec la construction à Arles de la tour Luma, haute de 56 mètres et dessinée par l’architecte américain Franck Gehry, Citynox est à nouveau entré de plain-pied dans la dimension de la démesure. En douze mois, l’entreprise a produit 11500 blocs d’inox, chacun déformé d’une manière différente. Citynox a également développé spécifiquement pour ce chantier le “tripod” : un système d’accroche de plaques de béton confinant au défi technologique. Qu’est-ce qui rend si unique Citynox aux yeux des constructeurs et des architectes ?

Du sur-mesure non délocalisable

« L’innovation, répond Géraud Daudé, chargé d’affaires. C’est l’ADN de l’entreprise. Donner une valeur ajoutée à un produit, c’est ce qui le rend unique. Nous nous démarquons en proposant à nos clients des solutions spécifiques ».

Citynox a affirmé en 2015 sa volonté de rester sur ses terres cévenoles en déménageant ses quarante collaborateurs de Saint-Martin-de-Valgalgues à Alès, sur la zone économique Pist Oasis 4. « L’intégralité de nos produits est fabriquée ici. Nous avons dû nous équiper de matériels spécifiques pour respecter les délais sur le projet “Luma Arles”, comme ce robot qui a réalisé les soudures des “tripods” », développe Géraud Daudé.

Des procédés de fabrication inédits

« Les blocs inox habillant une partie de la façade de la fondation Luma sont déformés selon un dessin fourni par l’architecte », décrit le chargé d’affaires. Pour cela, l’entreprise alésienne a utilisé un procédé dont elle a le secret. Secret qui ne sortira pas des murs de ses ateliers. Le résultat est époustouflant, donnant au nouveau phare arlésien des reflets d’or ondulant sous la lumière du soleil camarguais. L’autre partie de façade est composée d’un parement de panneaux préfabriqués en béton dont le système d’accroche positionne chaque plaque au millimètre près. « Citynox a consacré plus de deux ans d’études à développer ses “tripods” », assure Géraud Daudé.

Bien que ces innovations offrent à Citynox la possibilité de commercialiser de nouveaux produits, l’entreprise ne s’est pas pour autant lancée dans une course aux projets démesurés et tente de standardiser a minima sa production.

La Tour Luma en chiffre

  • 56 mètres de haut.
  • 11500 blocs inox.
  • 1500 tripods.
  • 8300 m2 de panneaux béton.
  • 30000 m2 de surface plancher.
  • 1600 tonnes de structures métalliques.
  • 1500 tonnes d’armatures.

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