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Maison d’arrêt : le projet de l’Agglo est confirmé

D’ici 2025, un établissement pénitentiaire de 500 places verra le jour entre Alès et Saint-Hilaire-de-Brethmas. Un projet créateur de 400 emplois.

Le 18 octobre, Nicole Belloubet, ministre de la Justice, a présenté son plan immobilier pénitentiaire : « D’ici 2022, 7000 places seront livrées et des projets permettant la réalisation de 8000 autres seront lancés ».

L’annonce de la Garde des Sceaux a notamment confirmé le projet d’Alès Agglomération qui avait été validé par le “plan Urvoas” de 2017 pour  contrecarrer la surpopulation carcérale, mais qui aurait pu être remis en question par le nouveau Gouvernement…

114 M€ investis sur l’Agglo

Défendu comme un seul homme par la classe politique locale, le projet cévenol « n’était pas gagné d’avance. Ce dossier, nous l’avons défendu bec et ongles et cette nouvelle est , pour nous, un réel succès. Ce centre de détention représente 400 emplois sur le territoire », argue Max Roustan, président d’Alès Agglomération.

Une maison d’arrêt de 500 places sera construite d’ici 2025 sur la commune de Saint-Hilaire-de-Brethmas. La structure, estimée par le ministère à 114 M€, sera bâtie à l’écart des zones résidentielles, mais proche de la rocade d’Alès et de la 2×2 voies Alès-Nîmes.

Le tribunal d’Alès maintenu

L’enjeu de la création de cette nouvelle maison d’arrêt, le deuxième établissement pénitentiaire dans le Gard, était crucial : au-delà des emplois, c’est toute la vie judiciaire gardoise qui aurait été chamboulée en cas d’abandon du projet. Grâce à la construction de cette prison, le maintien du tribunal de grande instance (TGI) d’Alès est pérennisé. D’autre part, le risque d’une disparition du TGI alésien mettait également
en péril la cour d’appel de Nîmes ; cette dernière aurait sans doute été déplacée sur Montpellier… 

« La construction de cette maison d’arrêt est clairement un projet structurant pour le territoire : sur le volet de l’emploi, sur le volet judiciaire, mais aussi du point de vue des équipements puisque l’on peut par exemple espérer que cet établissement accélère l’achèvement de la 2×2 voies et la construction du contournement de Nîmes », se réjouit Max Roustan.

Une maison d'arrêt pour qui ?

Tous les centres pénitentiaires n’ont pas la même appellation.

Différente d’une prison, une maison d’arrêt accueille des prévenus, c’est-à-dire les personnes en attente de jugement, ainsi que des personnes condamnées définitivement et dont les peines sont inférieures à deux ans.