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Santé et solidarité

Une mère de famille accidentée au Tchad a été soignée à Bonnefon

Une véritable chaîne de solidarité a été mise en place par la clinique alésienne autour de Patricia Moguidimbaye. Cette Tchadienne, lourdement renversée par une voiture il y a six ans à N’Djamena, vient de recevoir une prothèse de hanche complète. Un protocole de soins irréalisable dans son pays, qui lui permet enfin de remarcher. Patricia Moguidimbaye a effectué ses premiers pas post-opératoire début avril, dans les couloirs de la clinique Bonnefon.

2016, N’Djamena, au Tchad : sur le chemin de l’école en accompagnant son enfant, Patricia Moguidimbaye, 42 ans, est renversée par une automobile. Souffrant d’une fracture du bassin, même après six mois d’hospitalisation, elle ne peut plus marcher et personne dans son pays ne peut améliorer sa situation…

Six ans de souffrance plus tard, ses blessures ont pu être soignées par le docteur Xavier Nicolay, à la Nouvelle Clinique Bonnefon. L’intervention chirurgicale s’est déroulée à Alès le 24 février dernier : « Lors des examens passés à son arrivée le 19 février, le scanner a révélé des dommages bien plus importants que prévu. La fracture du fémur s’était partiellement et mal consolidée et il fallait aussi faire une reconstruction osseuse du bassin pour effectuer une pose complète de prothèse de hanche », décrit le chirurgien.

Une véritable chaîne de solidarité alésienne

C’est une véritable chaîne de solidarité qui a permis la réalisation de cette intervention. « C’est la première fois que la clinique participe à une opération de ce type, impliquant un ressortissant étranger », constate Fabienne Cuny, directrice de la clinique Bonnefon, qui a été la cheville ouvrière de cette initiative en organisant la totalité de la logistique : transport, validation des documents administratifs, intervention chirurgicale, séjour de soins prolongé par la pathologie plus complexe que prévu. Les frais ont été intégralement pris en charge par la clinique et l’assurance privée de la patiente.

L’opération s’est bien déroulée et, depuis début avril, Patricia Moguidimbaye est à nouveau en mesure de se mettre debout. S’aidant d’une béquille, elle réapprend à marcher non sans dissimuler sa joie et son soulagement : « Pendant six ans, j’ai souffert au quotidien, sans pouvoir me déplacer sur plus d’une dizaine de mètres. Je vais pouvoir revivre… », souffle-t-elle timidement.

La patiente va désormais poursuivre sa convalescence à Anduze, jusqu’au moment où elle pourra reprendre l’avion pour N’Djamena, une fois le confinement dû au Covid-19 levé.

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