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Santé et solidarité

Un guichet unique pour les médecins généralistes

Alès Agglomération veut inciter les généralistes et les internes en médecine à s’installer sur le territoire.

55. C’est le nombre de médecins généralistes qui exercent sur Alès Agglomération.

Rapporté à une population de 131 000 habitants, le ratio est plutôt bon. En tout cas, bien meilleur que dans certains territoires de France qualifiés de “déserts médicaux”. Cela n’empêche pas les élus de la collectivité d’impulser un travail partenarial visant à favoriser l’installation de médecins, mais aussi à retenir les étudiants en médecine. « C’est une action prioritaire, les prévisions montrent que la situation pourrait se tendre bientôt », indique Joëlle Riou, responsable du pôle Solidarités à l’Agglo et pilote de l’opération “séduction”.

Séduire et faciliter

L’idée de “guichet unique”, déjà éprouvée avec succès depuis de nombreuses années dans le domaine du développement économique, est donc reprise par les services d’Alès Agglomération, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Occitanie et la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) du Gard avec deux mots d’ordre : séduire et faciliter.

Un numéro de téléphone unique est dorénavant joignable pour centraliser les demandes d’aide à la constitution des formalités d’installation et à la recherche d’un logement, pour mettre en réseau, pour aiguiller la recherche d’emploi des conjoints et plus généralement l’intégration des familles de médecins (scolarisation, loisirs, etc.).

Une plaquette de présentation du territoire, assortie de témoignages, a également été éditée à destination des internes et des jeunes médecins. De plus, avec son projet de résidence multi-générationnelle, la Ville d’Alès se dote de logements à mettre à disposition d’étudiants en médecine.

Une médecine regroupée et coordonnée

« Les aspirations professionnelles des nouvelles générations de médecins ont évolué », témoigne Michel Amouyal, professeur universitaire de médecine générale à la faculté de Montpellier-Nîmes. Le secteur rural n’a notamment plus la cote et, pour éviter un déséquilibre, « il faut apporter une réponse différente : une médecine regroupée et coordonnée. La médecine générale ne s’exerce plus à l’échelle des communes, mais des territoires ». D’où la création de pôles de santé pluri-professionnels. Quatre sont déjà ouverts sur l’Agglo.

Claude Rols, délégué départemental de l’ARS, complète : « Sur votre territoire, il n’y a pas de zonages compliqués, mais nous avons identifié des secteurs prioritaires ». Citons les quartiers de la politique de la Ville, ainsi qu’une quinzaine de communes du nord de l’Agglo. Ce sont vers ces secteurs qu’il faudra en priorité inciter les médecins et jeunes médecins à s’installer.

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