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Vie quotidienne

Trois lycéens dans la lumière de la Légion d’honneur

Léna Eyme, Damien Labrot et Anthony Desmazes ont reçu le prix “Encourager et Soutenir” qui récompense le talent professionnel des jeunes s’orientant vers des métiers manuels.

«Il est important de promouvoir les métiers manuels, trop souvent décriés, trop souvent considérés comme une voie de garage, trop souvent oubliés du système éducatif. » C’est en pourfendeur des préjugés que l’amiral François Schmückler, président de la Société des Membres de la Légion d’Honneur du Gard, a ouvert la soirée de remise des récompenses dans les salons de la Préfecture, à Nîmes, le 5 avril. En 2014, sous son égide, le prix “Encourager et Soutenir” a été créé pour primer « le talent professionnel » et « la recherche de l’excellence » de jeunes qui entrent très tôt dans la vie active en se formant en apprentissage à l’artisanat ou aux métiers d’art.

Trois des cinq lauréats sont Alésiens

À l’occasion de cette 5e édition, seuls cinq jeunes Gardois ont été retenus par le jury – il est composé de professionnels et de sociétaires des ordres de la Légion d’Honneur – dont trois Alésiens. Léna Eyme, Damien Labrot et Anthony Desmazes se sont distingués dans des domaines très variés, attirant du même coup la lumière sur la qualité de la formation dispensée au sein de leur lycée Jean-Baptiste Dumas. « Nous enseignons une très large palette de métiers, confirmait fièrement François Martinez, le proviseur. Sur nos 2200 élèves scolarisés, 750 ont intégré les filières professionnelles ».

Le bac pro, une voie vers l’excellence

Léna, 18 ans, veut entreprendre trois ans d’études pour devenir infirmière, et peut-être une année de spécialisation pour décrocher le titre de puéricultrice. « Les bacs professionnels comme celui que je prépare actuellement souffrent encore d’a priori négatifs et je suis consciente que ce parcours me causera plus de difficultés pour mes études. Mais je me battrai pour faire aboutir mon projet et ce prix d’encouragement vient conforter mon ambition. »

De son côté, Damien, 17 ans, alors qu’il passera en juin son bac pro “chimie industrielle”, annonce d’une manière tout à fait décomplexée qu’il souhaite a terme « intégrer une école d’ingénieurs ». Calme et pragmatique, il explique : « C’est au contraire une voie royale, car la chimie industrielle est un domaine dans lequel la pratique est prépondérante ».

Quant à Anthony, 19 ans, son projet est de passer le concours de sous-officier pour rejoindre la Marine nationale. Son credo ? L’électricité et les environnements connectés. Pour cela, il a choisi un bac en alternance qui lui permet « d’acquérir rapidement des connaissances théoriques et surtout de l’expérience ».

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