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Sylvie de Marans est l’une des rares santonnières d’Alès Agglomération

Dans son atelier, l’artisane conçoit depuis vingt ans les personnages qui animent les crèches.

«Les santons, les crèches ou les paysages provençaux sont autant de prétextes pour fabriquer un petit monde idéal », résume Sylvie de Marans, santonnière alésienne.

Dans le tumulte de la dernière journée de la foire aux santons de Saint-Martin-de- Valgalgues, elle se meut comme un poisson dans l’eau entre les autres exposants. Il faut dire que ce sont ses parents qui sont à l’origine de cette manifestation.

« Un jour, j’ai décidé, à l’occasion des fêtes de Noël, de faire une crèche chez moi. Et comme je ne trouvais pas les personnages assez vivants, je les ai créés », se souvient simplement la santonnière. Après avoir appris la cuisson de l’argile, à l’Espace André-Chamson d’Alès, Sylvie de Marans était armée pour créer son univers. Et là, les méthodes apprises lors de ses études aux Beaux-Arts de Montpellier ont ressurgi. « J’y avais appris la rigueur de la recherche et du geste », explique la santonnière qui ne travaille que sur photos originales ou en allant voir ses sujets. « On ne peut pas improviser une posture ou une tenue vestimentaire. Et comme j’ai une passion pour les animaux, je ne veux pas affubler mes sujets de parures qui n’existent pas », insiste la santonnière. Elle a notamment appris que les chèvres du Rove, qu’elle reproduit quasiment à la perfection, n’ont jamais de robe blanche immaculée.

Du mouvement à chaque sujet

Depuis 2000, année durant laquelle elle a commencé à commercialiser ses personnages, Sylvie de Marans s’est taillée une réputation de précision et de qualité. « Je veux que mes sujets suggèrent du mouvement, car le public y est très sensible. Je n’ai que très peu de stock. Si le plus gros des ventes s’effectue d’octobre à décembre, je vends aussi toute l’année à des clients qui sont souvent devenus des amis ».

Avec Jean-Étienne Gaumé, Sylvie de Marans est la seule santonnière installée à Alès. « Le travail des santonniers gardois est très apprécié. D’ailleurs, je vends des pièces jusqu’aux États-Unis », souligne- t-elle fièrement.

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