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Festivités

Mécanique Vivante : voyage au cœur de l’inconnu musical

Installée à Champclauson, la compagnie Mécanique Vivante invente des sons nouveaux, des vibrations inédites et les exporte à travers le monde.

Les arts de la rue sont-ils nés à Alès ? En 1985, Franz Clochard y co-fonde le cirque Archaos (quartier de Rochebelle) : un coup de tonnerre résonne alors dans le monde circassien traditionnel. En 1989, il crée la compagnie Mécanique Vivante et s’installe en 2002 dans l’ancienne usine Tunési, à La Grand-Combe.

Depuis 35 ans, Franz Clochard marie à l’envie l’art, la mécanique et le spectaculaire, offrant au public une expérience extra-sensorielle. « Je cherche à fouler des chemins inconnus, donc à faire du neuf. Je ne suis pas dans la compétition. Je ne veux pas être comparé à d’autres », affirme-t-il.

Des instruments uniques au monde

Sa démarche l’a porté à détourner des objets du quotidien, tout en mêlant astucieusement art et technologie. La rencontre avec la sirène d’alerte, devenue sous ses mains un instrument de musique, intervient à la fin des années 1990. « On ne peut pas dire qu’une sirène soit particulièrement musicale. Mais elle a l’aptitude d’interpréter l’ensemble de l’échelle des fréquences », décrypte Franz Clochard.

L’artiste-inventeur imagine alors les Polyphonies Urbaines, un orchestre de sept sirènes, de la basse à la piccolo. Un long développement tout aussi technologique qu’artistique débute à l’époque et ouvre la voie à la création de spectacles de rue qui sont aujourd’hui présentés une dizaine de fois par an en France et dans le reste du monde, en Australie, Corée du Sud, Brésil, Russie, …

La fabrique du savoir-faire

Dans le sillage de ces inventions, de nouveaux instruments ont été créés, tels que le Sirénium, un instrument de lutherie. « Lorsque le musicien joue du Sirénium, il extrait une sirène de la séquence et la commande à distance pour interpréter sa partition. » Un système bardé d’algorithmes, d’électronique, de logiciels et de mécanique combine cet ensemble hétéroclite qui ne laisse personne indifférent.« C’est simple, quand nous ne savons pas faire, nous apprenons », résume Franz Clochard, dont la fabrique des arts mécaniques produit également du savoir-faire.

Une philosophie qui, au pays de l’audace, a du sens et une raison d’être totalement justifiée.

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