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Économie

L’École des Mines d’Alès mise sur ses brevets

L’IMT-Mines Alès souhaite mieux protéger ses travaux de recherche qui aboutissent, parfois, à de véritables découvertes.

Si l’école d’ingénieur n’a pas vocation à être l’antichambre du concours Lépine, les travaux engagés par ses 80 enseignants-chercheurs aboutissent, parfois, à de belles découvertes. « Au lieu de les publier immédiatement pour les porter à la connaissance de la communauté scientifique, nous avons décidé d’utiliser une méthode plus rationnelle, en invitant nos personnels à avoir d’abord le réflexe du brevetage », résume Pierre Perdiguier, directeur adjoint de l’IMT Mines Alès.

3 M€ de contrats de recherche

L’école a confié le suivi des brevets à Michel Ruffieux, ancien des Arts et Métiers : « Breveter ne signifie pas rendre secret. Au contraire, rien n’empêche ensuite de publier nos résultats », rassure-t-il. Actuellement, les contrats de recherches passés entre l’école et les entreprises s’élèvent à 3 M€. Un chiffre que l’IMT-Mines Alès a l’ambition de développer grâce à un cercle vertueux : « En protégeant nos découvertes, nous les rendons plus facilement exploitables par nos partenaires qui peuvent alors s’investir en toute quiétude à nos côtés. De plus, le brevetage permet de percevoir quelques droits à licences non négligeables, augmentant nos capacités de recherche », indique Pierre Perdiguier.

L’an dernier, trois brevets ont pu être déposés par l’IMT-Mines Alès. Parmi eux figurait un procédé de fabrication de matériaux innovants dont s’est déjà emparée l’industrie. Un deuxième brevet avait trait à une technique de marquage ADN qui intéresse les experts dans les domaines de la biotechnologie et de la génétique. Quelques travaux aussi prometteurs sont en cours dans les labos de l’école.

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