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Environnement

Dès février, il faut guetter la présence de nids de frelons asiatiques

Une association intervient pour limiter la prolifération de ce redoutable prédateur qui menace les abeilles et toute la biodiversité depuis 2005.

Le Frelon asiatique, Vespa Velutina de son nom scientifique, arrive de Chine. Il a été officiellement identifié en France en 2005 et, depuis, il a colonisé tout le territoire. En 2018, 300 nids ont été comptabilisés sur Alès Agglomération. Ceux-ci sont particulièrement visibles en hiver, du fait de l’absence de feuillage dans les arbres.

Des nouveaux nids gros comme une orange

« Dès janvier, ils sont généralement vides et il n’est plus utile de les détruire, car ils ne sont jamais repeuplés, indique Gilbert Dumas, président du Groupement de défense sanitaire apicole du Gard (GDSA). En revanche, il faut profiter de cette saison pour surveiller les nouveaux nids, pas plus gros que la taille d’une orange et dans lesquels le frelon femelle fécondée commence sa ponte de fin février à mi-mars ». Il convient donc dès à présent de surveiller les branches d’arbres, les plafonds des abris, les sous-pentes, les vérandas ou les terrasses couvertes.

Une intervention gratuite à domicile

Si vous repérez un nid de frelon asiatique, il est fortement déconseillé d’intervenir vous-même. « Nous avons passé des conventions avec les municipalités qui connaissent bien notre savoir-faire. L’intervention du GDSA est gratuite, que ce soit sur le domaine privé ou le domaine public », insiste Gilbert Dumas. 

Le président du GDSA du Gard note que, l’été venu, « si les gros nids en hauteur ne représentent pas forcement de danger pour l’homme, dans les haies ou abris divers, c’est-à-dire 5 à 10 % des cas, ils peuvent exposer au risque de nombreuses piqûres ». Par ailleurs, ces insectes (plus de 50 000 par nid) sont une réelle menace pour la biodiversité en s’attaquant massivement aux abeilles

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