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Culture

Amandine, Jules et les autres : “Scènes de vie en Cévennes” à Maison Rouge

Pour sa troisième exposition temporaire, le musée des Vallées Cévenoles – Maison Rouge, présente du 27 septembre au 29 décembre, les tirages en noir et blanc de trois photographes, témoins de l’époque charnière, au tournant des années 1970, où la vie traditionnelle en Cévennes devait laisser la place aux Néo-Cévenols.

À travers l’exposition “Amandine, Jules et les autres : scènes de vie en Cévennes”, Richard Bruston, Daniel Faure et Helmut Krackenberger, photographes, illustrent une période charnière des Cévennes entre paysages, portraits et activités artisanales : celle des années 1970/80 .

Les clichés en noir et blanc s’inscrivent dans le pur style de la photographie humaniste, initiée dans les années 1930 par Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson ou Willy Ronis.

“Scènes de vie en Cévennes” à Maison Rouge

Richard Bruston, la recherche de l’authentique

Richard Bruston arrive à Anduze avec un pécule qui lui permet d’ouvrir un magasin de photographie. En découvrant les paysages cévenols et leur lumière si singulière, il rencontre les gens, leur vie simple et laisse son émotion guider ses pas et son œil. « C’est un feu d’artifice d’humanité. Nous ne sommes pas dans la représentation mais dans le vrai. Quand je vois ces visages, d’hommes, ça me touche », analyse le photographe devant ses clichés.

Daniel Faure, la précision du détail

Disparu en 2013, Daniel Faure immortalise les traditionnelles transhumances, en cherchant à capter l’âme du pays cévenol. « Pour moi, dit-il en 1981, la seule finalité de l’individu est de rechercher cette harmonie avec le monde qui l’entoure. Les hommes qui figurent sur ces photos n’agissent pas, ne cherchent pas à transmettre un message, ce n’est que le fruit de mon approche personnelle. » Le fonds constitué par Daniel Faure représente plusieurs milliers d’images, dont la plupart en couleur.

« Ces photos ont été réalisées lors de sa première période de photographe, entre les années 1975 et 1985. À l’époque, il faisait beaucoup de noir et blanc », rappelle Michelle Faure-Sabatier, veuve de Daniel Faure.

L’artiste accordait au noir et blanc une dimension plus universelle, empreinte d’une force émotionnelle décuplée par rapport à la couleur. Peut-être que le noir et blanc permet d’exprimer avec plus d’intensité les lumières si particulières des Cévennes.

Helmut Krackenberger, l’humain tout simplement

Helmut Krackenberger découvre les Cévennes ardéchoises grâce à une commande du musée Fabre de Montpellier. C’est le coup de foudre. Ce photographe allemand achète une maison et part à la découverte de ces paysages qui, dans les contres-jours, prennent toute leur force de caractère. Helmut Krackenberger a beaucoup photographié les activités des artisans et paysans cévenols. « J’aimais beaucoup les êtres humains, explique ce grand timide au regard plein d’empathie et d’humanité en montrant la photographie d’un bouilleur de cru en pleine activité. Je trouvais qu’il était terrible avec son mégot, dans la vapeur. Il avait toujours un bouquet de roses rouges à côté de sa machine et quand l’alcool ne lui plaisait pas, il le crachait. »

Ses photos seront exposées lors de la création du Parc national des Cévennes, en 1974.

Trois photographes, trois approches pour une troisième exposition temporaire où dans la vie des anciens Cévenols, il est toujours possible de trouver un point commun entre les générations passées et futures.

« Le point commun… C’est l’harmonie qu’il y a entre les uns et les autres (photographes), et en même temps les expressions différentes des uns et des autres », propose Richard Bruston

Autour de l’exposition

  • Concours photo. Réalisez un portrait comportant un éléments rouge, postez-le sur le compte Facebook du musée et gagnez un prix spécial. Le gagnant est celui qui comptabilisera le plus de “likes”.

  • Visite-atelier “Sténopé”. À partir de 7 ans. Pour comprendre comment fonctionne la photographie. Tarif : 4 €.
    Vendredis 25 octobre et 1er novembre, à 14h30.

  • Visite guidée, accompagnée d’une “méditation sensible” à l’exposition. Les visiteurs choisissent les œuvres dont ils veulent partager les impressions.
    Samedis 15 octobre, 9 novembre et 14 décembre, à 15h.

  • Photopoèmes, de Rémi Checchetto. Après un bref entretien avec Rémi, prenez livraison trente minutes plus tard de votre portrait écrit et lu à voix haute rien que pour vous. Gratuit.
    Du 30 octobre au 2 novembre, de 14h à 18h.
    Lecture publique des photopoèmes le 2 novembre, à 16h.

  • Conférence “La photographe humaniste”, par Pierre Schwartz, photographe. Gratuit.
    Samedi 23 novembre, à 15h.

  • Autoportrait noir et blanc. Installation d’une borne autonome devant laquelle vous pourrez vous prendre en photo, seul ou en groupe. L’entrée du musée vous donne droit à un jeton pour une photo.
    Du 20 au 29 décembre, aux horaires du musée.
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Maison Rouge

Adresse
Piétions : 5, rue de l’Industrie, 30270 Saint-Jean-du-Gard
Parking : 35 grande rue, 30270 Saint-Jean-du-Gard

Téléphone
04 66 85 10 48

Courriel
maisonrouge@alesagglo.fr

Un livret de jeux pour le jeune public

Afin que les jeunes de 8 à 12 ans découvre l’exposition Amandine, Jules et les autres de manière plus didactique, le musée a édité une livret-jeux. Mots mélangés, dessin sur le hors-champ, roman-photo ou rébus, de quoi aider les enfants à affuter leur regard sur une époque dont la plupart des représentants ont disparu.

Visites-ateliers les jeudis 24 et 31 octobre, à 14h30. Tarif : 4 €.

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